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L’étude des patients et des personnes en bonne santé permet de mieux décrire les maladies, améliorer le diagnostic et la prise en charge des patients.
L’étude de la mémoire et les régions cérébrales qui lui sont associées chez des personnes d’âges différents permet également de comprendre le fonctionnement de la mémoire, comment elle se construit et évolue au cours de la vie.
C’est pourquoi nous avons besoin de volontaires en bonne santé pour réaliser aussi ces recherches (en savoir plus sur les recherches en cours dans notre Unité).
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En quoi consistent ces recherches ?
Dans ces recherches, nous proposons aux volontaires de réaliser des tests neuropsychologiques simples pour évaluer la mémoire (apprentissage de liste de mots ou de séries d’images) et d’autres fonctions supérieures (l’attention, le langage, …).
Pour observer la structure et le fonctionnement du cerveau, nous réalisons également des examens d’imagerie cérébrale (en savoir plus sur ces examens).
Dans certaines études, nous réalisons aussi des mesures de la qualité du sommeil.
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Comment se déroulent ces recherches ?
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Avant toute chose, le médecin responsable présente la recherche en détail au volontaire. Il lui donne toutes les informations nécessaires et s’assure de l’absence de contre indications pour les examens. Si le volontaire est d’accord, son consentement écrit de participation à l’étude est recueilli. Le volontaire a le droit de refuser de participer à la recherche ou de retirer son consentement à tout moment. |
En fonction des disponibilités des volontaires, des rendez-vous sont fixés pour réaliser les tests neuropsychologiques et les examens d’imagerie cérébrale. En fonction des études un ou plusieurs rendez-vous sont fixés. |
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Les examens ont lieu à Caen au CHU de Caen et au centre Cyceron. Les examens d’imagerie cérébrale sont réalisés sous le contrôle d’un médecin. Ils sont indolores et sans risques connus pour la santé à condition de respecter les contre-indications. |
| Les données recueillies auprès des groupes de volontaires sains et de patients sont analysées de façon anonyme et comparées. |

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Quels sont les examens d’imagerie cérébrales proposés ?
Selon les recherches, nous utilisons des techniques d’imagerie médicale différentes.
– L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM)
– La Tomographie par Emission de Positons (TEP)
– L’Electro-encéphalographie (EEG)
L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM)
Cette technique permet d’avoir une vue, en 3 dimensions, de l’anatomie du cerveau mais également de son fonctionnement. Cet examen ne nécessite pas l’injection d’un produit et aucun effet biologique de ce type d’examen n’est connu à ce jour. L’examen dure environ 2 heures.
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Selon le protocole de la recherche, vous devez rester allongé dans la machine sans rien faire ou en réalisant des épreuves simples.
Les seuls désagréments sont liés au bruit de la machine (vous porterez un casque antibruit pour limiter cet inconfort) et à la sensation d’enfermement qui peut poser problème aux personnes claustrophobes. |
L’IRM utilise un important champ magnétique. Ainsi, il est contre-indiqué aux personnes porteuses d’appareils sensibles au champ magnétique (stimulateur cardiaque) ou d’éléments métalliques. Avant l’examen, un médecin vérifie l’absence de contre-indications.

La Tomographie par Emission de Positons (TEP)
Cette technique d’imagerie médicale utilise du glucose (sucre) associé à une faible dose de radioactivité pour observer le fonctionnement du cerveau.
L’examen a lieu à jeun, 6h après le dernier repas. Après la pose de la perfusion, vous restez assis au calme dans une salle isolée pendant une heure. Après cette période, un manipulateur en radiologie vous installe dans la machine pour un examen de 30 minutes. Il vous suffit alors de rester allongé au calme.
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Après analyse de l’examen, le niveau d’activité du cerveau est représenté par des couleurs (sur cette image, plus l’activité est importante, plus la zone est colorée en rouge).
Cet examen implique une piqûre intraveineuse, il est indolore.
Les risques liés à la radioactivité sont faibles. Le rayonnement reçu est équivalent à celui d’un scanner. Le produit est éliminé par les voies naturelles. Afin de faciliter l’élimination du produit, il est recommandé de bien s’hydrater après l’examen. |
La radioactivité utilisée diminue rapidement avec le temps. Après 24 heures, la quasi totalité du produit radioactif a disparu. Par précaution, pendant ces 24h, il est préférable de rester à l’écart des jeunes enfants et des femmes enceintes afin de leur éviter une exposition inutile aux rayons.
Cet examen est contre-indiqué aux personnes diabétiques (utilisation de sucre), aux personnes avec traitement thyroïdien et aux femmes enceintes. Ces critères sont vérifiés par le médecin responsable de la recherche avant l’examen.
L’Electro-encéphalographie (EEG)
 L’électro-encéphalographie (EEG) consiste à mesurer l’activité électrique du cerveau au moyen d’électrodes placées sur le cuir chevelu. Cet examen est comparable à l’électrocardiogramme utilisé pour étudier le fonctionnement du cœur. Cet examen est complètement indolore.
Une fois les électrodes posées, le volontaire réalise des tests simples pendant que l’activité électrique de son cerveau est enregistrée.
Les tests réalisés durent environ 2 heures. |
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Quelles sont les recherches en cours dans l’unité ?
Les études proposées dans l’Unité 1077 ont obtenu un avis favorable du comité de protection des personnes de Basse-Normandie.
Etude Alzheimer (IMAP) : Comment les différentes techniques d’imagerie cérébrale permettent de repérer parmi des personnes se plaignant de leur mémoire celles qui vont développer une maladie d’Alzheimer ? Quels sont les meilleurs indices apportés par les examens d’imagerie cérébrale pour le diagnostic précoce de cette maladie ? Nous suivons pendant 36 mois des personnes avec une plainte de mémoire avérée et cherchons à mettre en évidence les marqueurs qui permettent de repérer celles qui vont développer une maladie d’Alzheimer. Pour ce faire nous comparons les résultats de différents types d’examens d’imagerie cérébrale réalisés chez ces personnes à ceux de sujets en bonne santé.
Etude Sommeil : Quels sont les mécanismes au cours du sommeil qui permettent la consolidation des souvenirs en mémoire à long terme ? Comment ces mécanismes évoluent avec l’âge et quelles sont les régions du cerveau impliquées ? Dans cette étude, nous comparons la qualité des souvenirs de personnes ayant bien dormi après l’apprentissage à celle de personnes ayant été privées d’une nuit de sommeil. Les volontaires sont vus trois fois : une première fois pour apprendre une série d’images, puis soit la personne bénéfice d’une nuit complète de sommeil soit elle reste éveillée, une deuxième fois, trois jours plus tard, et une dernière fois, trois mois plus tard, pour essayer de retrouver les images vues la première fois.
Plaquette_SOMMEIL
Etude mémoire prospective (IMPRO) : « Je dois aller chez le dentiste à 16h » Qu’est ce qui nous permet de nous souvenir d’aller à un rendez-vous, de penser à s’arrêter acheter du pain en rentrant ou encore d’éteindre le four… et qu’est ce qui fait que l’on oublie ? Cette étude vise à mieux comprendre les mécanismes qui rentrent en jeu dans cette mémoire des intentions, également appelée mémoire prospective. Elle vise, d’une part, à mettre en évidence les régions cérébrales responsables de son fonctionnement et, d’autre part, à étudier son évolution avec l’âge.
Plaquette_IMPRO
Etude Stress et mémoire émotionnelle (SEME) : Quel est l’effet du stress chronique sur la perception de soi et la mémoire chez l’adolescent ? Les effets du stress font l’objet de nombreuses études chez l’adulte mais sont extrêmement rares chez l’adolescent malgré l’enjeu majeur en termes d’apprentissages. Nous proposons actuellement une étude pluridisciplinaire combinant une approche neuropsychologique, clinique et de neuroimagerie cérébrale chez des adolescents de 13 à 18 ans. Deux groupes de participants sont concernés, des adolescents présentant un stress chronique et des contrôles sans particularité.
Plaquette_SEME
Etude des effets du biais perceptif sur le fonctionnement mnésique : Il existe dans l’autisme et le syndrome d’Asperger un style de traitement des informations focalisé sur les détails : un biais perceptif en faveur de la dimension locale. Tout se passe comme si les personnes autistes percevaient le monde avec un grain plus fin. Ce biais perceptif pourrait rendre compte à la fois des difficultés à regrouper les informations pour en avoir une vision globale mais aussi de compétences surdéveloppées dans un domaine particulier comme la musique, le calcul, le dessin. L’étude comportementale que nous réalisons consiste à évaluer les répercussions de ce bais sur le fonctionnement mnésique. Pour cela, nous constituons deux groupes de participants âgés de 10 à 18 ans, des enfants/adolescents autistes de haut niveau et Asperger et des contrôles sans particularité.
Etude Alcool (ALCOBRAIN) : l’alcoolisme chronique est caractérisé par une hétérogénéité d’atteintes cérébrales et cognitives. L’étude Alcobrain vise à mieux comprendre l’origine et les conséquences de l’alcoolo-dépendance sur la structure et le fonctionnement du cerveau. Ses objectifs sont multiples : 1. Identifier les variables cliniques et biologiques prédictives de la sévérité de l’atteinte cérébrale chez les patients alcoolo-dépendants ; 2. Mettre au point un outil clinique de dépistage des troubles cognitifs liés à la consommation chronique d’alcool ; 3. Identifier les variables socio-économiques, cliniques, biologiques ou cognitives prédictives de l’évolution du patient en termes d’abstinence ou de rechute.
Pour cela, nous proposons à des sujets volontaires sains des examens cliniques, biologiques, neuropsychologiques et d’imagerie cérébrale permettant de constituer une norme à laquelle seront comparées les données des patients alcoolo-dépendants. Une visite de suivi à 12 mois permettra de juger du caractère prédictif des résultats obtenus en termes de maintien de l’abstinence ou de rechute.
Plaquette_ALCOBRAIN
Etude Imagerie de nouvelles connaissances dans l’Alzheimer sévère (INCAS) : Nous avons pu observer que les patients Alzheimer, même à stade avancé de la pathologie, ont des capacités d’apprentissage préservées en particulier pour du matériel musical et pictural. Quelles régions cérébrales sous-tendent l’apprentissage de nouvelles connaissances chez des patients qui perdent progressivement la mémoire ? Pour cela, nous proposons à des sujets âgés sains (sans plaintes de mémoire) de participer à des examens neuropsychologique et d’imageries cérébrales anatomique et fonctionnelle, afin de pouvoir constituer un groupe contrôle dont les performances seront comparées aux résultats des examens réalisés parallèlement chez des patients atteints de la maladie d’Alzheimer à différents stades de la pathologie.
Plaquette_INCAS
Influence de la pratique des activités de loisirs sur le vieillissement cognitif normal :
L’engagement régulier dans un style de vie « actif et stimulant » pourrait avoir une influence sur le vieillissement cérébral et cognitif. Notre étude vise à savoir s’il existe un lien entre le niveau d’engagement dans des activités de loisirs et les performances cognitives de sujets d’âges variés. Pour cela, nous recherchons des personnes de tous âges qui pratiquent régulièrement le théâtre ou la musique depuis plusieurs années et sans interruption, ainsi que des sujets contrôles qui n’ont jamais pratiqué ces activités de loisirs. Les volontaires sont vus une seule fois (environ 2h) pour la passation de tests neuropsychologiques simples qui permettent l’évaluation des capacités attentionnels et de mémoire
Etude Cancer (CANMEM) : Quels sont les impacts du cancer du sein et de son traitement par chimiothérapie sur le fonctionnement de la mémoire et les régions cérébrales associées ? Dans cette étude, nous proposons des tests neuropsychologiques et des examens d’imagerie cérébrale à des femmes de 45 ans et plus soignées pour un cancer du sein, avant la mise en place du traitement par chimiothérapie. Ces patientes sont revues 6 mois et 18 mois après pour évaluer l’évolution. Nous comparons ces mesures à celles effectuées parallèlement chez des femmes en bonne santé (uniquement au début de l’étude et 18 mois plus tard).
Etude SEP (ITEMS) : La sclérose en plaques (SEP) est une maladie du système nerveux central responsable de handicap physique. Cette maladie provoque aussi des dysfonctionnements de la mémoire et des émotions qui restent à ce jour mal connus. Notre travail est basé sur l’hypothèse que l’émotion influence les capacités de mémoire des patients souffrant de la sclérose en plaques. Cette étude a pour but de mettre en évidence et de comprendre les relations entre troubles émotionnels et les troubles de mémoire dans la sclérose en plaques. Au cours de 4 rendez-vous, des tests neuropsychologiques et des examens d’imagerie cérébrale sont réalisés auprès de patients et de volontaires en bonne santé.
Etude SLA (SLAMEM) : La sclérose latérale amyotrophique (SLA) est une maladie neurodégénérative qui affecte les neurones moteurs qui se trouvent dans le cerveau et dans la moelle épinière. On s’est aperçu récemment que si le système moteur est préférentiellement touché, des atteintes de la régulation des émotions et de la cognition peuvent aussi apparaître. Pour étudier la nature et l’évolution des troubles dans cette maladie, nous proposons à des patients et à des volontaires sains une évaluation des fonctions cognitives, du traitement des émotions et des examens d’imagerie cérébrale. Les patients sont revus un an plus tard pour observer l’évolution des troubles.
Si vous souhaitez participer à l’une de ces recherches ou simplement obtenir des informations sur les conditions de participation, contactez nous au 02.31.06.54.95 ou .
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